


Lors de ma dernière incursion en brocante, il y a quelques jours, mon choix s'est d'abord fixé sur un
compotier de Sarreguemines en bon état, puis sur une cloche en verre. Tous deux étaient faits pour se rencontrer, comme en a témoigné leur mariage célébré peu après chez moi dans la plus stricte
intimité.
Et puis, bien qu'ayant déjà craqué pour un coquet croquet, il a fallu que je sauve huit balles d'un fond de caisse sombre et moisi où moi-même je n'aurais jamais voulu rester.
Et puis, bien qu'ayant déjà craqué pour un coquet croquet, il a fallu que je sauve huit balles d'un fond de caisse sombre et moisi où moi-même je n'aurais jamais voulu rester.


par Philippe
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Chiné-acheté-trouvé
Gris-bleu saison 3, c'est parti !
par Philippe
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Humour-humeur

Mon week-end à la campagne a eu beau être grisailleux et humide, il ne m'a empêché
ni de jouer à la baballe avec ma raquette de tennis, ni d'observer la nature au
jardin, ni de déguster de bons petits plats.
Pas question de se laisser enquiquiner par le mauvais temps !
par Philippe
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Ambiances


Samedi après-midi, je me suis arraché à mon thé chaud et à mon radiateur pour mettre le pied dehors. Pas sans
mal. Un radiateur et un thé chaud, ça ne se quitte pas comme ça. Il faut poser le pour et le contre avec la plus grande rigueur, surtout quand dehors il fait frais, gris et un peu humide. J'étais
tenté par l'idée de me rendre au salon Marie-Claire Idées qui se tenait à la Grande Halle de la Villette. Pour m'aider dans mon choix cornélien (rester ou partir ?) je suis allé sur le blog de MCI pour lire ce qu'on en disait. Dans les commentaires, une horde de femmes courroucée sévissait déjà pour dire que le salon
était mal organisé, que c'était trop petit, qu'il y avait trop d'attente à l'entrée, trop de monde à l'intérieur, pas assez d'exposants, des allées trop étroites et, comble du comble, trop de
ceci et pas assez de cela. Ce n'était pas engageant, mais mon thé étant bu, je n'avais d'autre choix que d'aller me faire ma propre opinion avec, cela était au moins certain, la sympathique
perspective d'y rencontrer Kahlan aux côtés de ses créations.
Arrivé après cinq heures, je n'ai pas eu à affronter la moindre file d'attente, j'ai trouvé des allées dégagées et plutôt peu de monde. Et j'avais deux heures devant moi malgré tout pour en faire le tour. Cela tombait bien, j'ai tendance à préférer faire en deux heures dans de bonnes conditions ce que l'on peut faire en cinq dans des conditions désagréables. Je n'ai fait pourtant qu'un tour assez rapide des exposants avant de me diriger vers le stand de So Tendances et de faire la connaissance de Kahlan, aussi tranquillement qu'agréablement.
Pour le reste, ma visite assez sommaire du salon m'a juste permis de voir qu'il y avait de jolies choses, comme de très laides. J'ai trouvé un peu dommage que les exposants de Noël ne soient pas mieux différenciés des autres dans un espace consacré, ce qui aurait été logique en cette période de l'année. Quant à la "féerie de Noël sur la maison Marie-Claire Idées" qui se trouvait au centre du salon, je la cherche encore et ne la trouverai pas, je le crains. Vous me direz que c'est normal vu que le salon est fini. Et vous aurez raison. J'arrête d'ailleurs tout de suite mes recherches.
Arrivé après cinq heures, je n'ai pas eu à affronter la moindre file d'attente, j'ai trouvé des allées dégagées et plutôt peu de monde. Et j'avais deux heures devant moi malgré tout pour en faire le tour. Cela tombait bien, j'ai tendance à préférer faire en deux heures dans de bonnes conditions ce que l'on peut faire en cinq dans des conditions désagréables. Je n'ai fait pourtant qu'un tour assez rapide des exposants avant de me diriger vers le stand de So Tendances et de faire la connaissance de Kahlan, aussi tranquillement qu'agréablement.
Pour le reste, ma visite assez sommaire du salon m'a juste permis de voir qu'il y avait de jolies choses, comme de très laides. J'ai trouvé un peu dommage que les exposants de Noël ne soient pas mieux différenciés des autres dans un espace consacré, ce qui aurait été logique en cette période de l'année. Quant à la "féerie de Noël sur la maison Marie-Claire Idées" qui se trouvait au centre du salon, je la cherche encore et ne la trouverai pas, je le crains. Vous me direz que c'est normal vu que le salon est fini. Et vous aurez raison. J'arrête d'ailleurs tout de suite mes recherches.
par Philippe
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Humour-humeur
Suite à la mort de mon chat, je suis allé donner les boîtes alimentaires qui restaient à une association. Il
n'est pas exclu que je reprenne un chat un jour et ce sera très sûrement l'un de ces matous qui abondent dans les refuges. Le mien était d'ailleurs aussi un chat abandonné. Depuis mercredi, son
absence se fait sentir à chaque instant et il va falloir encore un peu de temps avant que je ne m'y habitue complètement. Aujourd'hui, je peux vous l'avouer, je suis un blogueur très méritant :
je passais beaucoup de temps devant mon clavier avec les sept kilos du chat étalés sur mes avant-bras ! Ce n'était pas toujours simple, mais je lui dois d'avoir cette musculature hors du commun
qui rend si jaloux Arnold Schwarzenegger. Pas plus tard qu'hier soir au téléphone, celui-ci qui me demandait encore quel était mon secret. Je n'ai rien dit bien sûr !
Le lendemain matin de la mort de mon coach en musculation des avant-bras, parce qu'il y a des périodes où les événements pas amusants du tout semblent se donner le mot, c'est ma grand-mère maternelle qui est décédée. Ma grand-mère également aimait les chats et le peu d'échanges que nous avions pu avoir trois semaines auparavant avait porté sur eux. Ma grand-mère n'était pas une personne facile, pour le moins. Elle partageait avec mon chat ce petit côté Vélociraptor pas toujours levé du bon pied qui vous invitait à savoir prestement raser les murs. Il y a peu, elle maniait d'ailleurs encore fort bien sa canne, instrument très pratique, il est vrai, pour écarter malotrus et autres bachi-bouzouks de son chemin. Un bon exemple que je n'hésiterai pas à appliquer à mon tour lorsque je serai vieux !
J'avais entamé le deuil de ma grand-mère il y a cinq ans, lorsque la maladie d'Alzheimer avait été diagnostiquée et que d'autres problèmes de santé l'avaient conduite à passer plusieurs mois à l'hôpital. Je m'étais effondré, je rejetais les diagnostics, je n'acceptais pas l'idée que ma grand-mère perde son autonomie, sa force, ni l'idée qu'elle ne finisse pas par retrouver son appartement et ses repères familiers. Ma grand-mère n'était pas quelqu'un de facile mais nous nous entendions bien, nous avions nos dîners quasi hebdomadaires, nos petites habitudes. Quand tout cela est parti en éclats, par force il a bien fallu que je m'incline mais cela ne s'est pas fait en un jour.
Notre vie est jalonnée de deuils, nous sommes tous confrontés à l'acceptation de nos pertes, celle de l'enfance, celle d'un bonheur, d'un être, d'un amour etc. Un deuil est une affaire complexe et intime qu'il vaut mieux ne pas manquer sous peine de s'en trouver entravé durablement. Je peux dire personnellement que je suis assez nul en deuil. Par exemple, si j'avais fait fac de deuil, vous pouvez être certains que je n'en serais jamais sorti diplômé, ou bien que je m'en serais tout juste acquitté avec une mention passable. Je n'ose même pas y penser ! Mes deuils sont un peu de guingois, un peu mal finis, un rien encombrants. Quand je les fais sortir par la porte, ils ont tendance à rentrer par la fenêtre.
Le temps passant, l'expérience aide heureusement à fourbir quelques armes pour affronter les coups durs. Je peux faire par exemple la meilleure tarte pommes-poires au chocolat blanc qui puisse exister. Aux derniers championnats de l'univers de la tarte pommes-poires au chocolat blanc, j'ai raflé la médaille d'or. Ne songez même pas à rivaliser avec moi ! Ma tarte a cependant un inconvénient majeur, elle ne se laisse pas photographier, elle n'en a pas le temps. Son empressement à être mangée est incroyable et sa disparition est foudroyante. Toujours est-il que la tartothérapie chocolatesque, en cas de bourrasque, est une méthode efficace pour prendre soin de soi et se dire qu'on va tenir bon.
Le seul hic: la dernière bouchée avalée, il faut faire son deuil de la tarte.
Le lendemain matin de la mort de mon coach en musculation des avant-bras, parce qu'il y a des périodes où les événements pas amusants du tout semblent se donner le mot, c'est ma grand-mère maternelle qui est décédée. Ma grand-mère également aimait les chats et le peu d'échanges que nous avions pu avoir trois semaines auparavant avait porté sur eux. Ma grand-mère n'était pas une personne facile, pour le moins. Elle partageait avec mon chat ce petit côté Vélociraptor pas toujours levé du bon pied qui vous invitait à savoir prestement raser les murs. Il y a peu, elle maniait d'ailleurs encore fort bien sa canne, instrument très pratique, il est vrai, pour écarter malotrus et autres bachi-bouzouks de son chemin. Un bon exemple que je n'hésiterai pas à appliquer à mon tour lorsque je serai vieux !
J'avais entamé le deuil de ma grand-mère il y a cinq ans, lorsque la maladie d'Alzheimer avait été diagnostiquée et que d'autres problèmes de santé l'avaient conduite à passer plusieurs mois à l'hôpital. Je m'étais effondré, je rejetais les diagnostics, je n'acceptais pas l'idée que ma grand-mère perde son autonomie, sa force, ni l'idée qu'elle ne finisse pas par retrouver son appartement et ses repères familiers. Ma grand-mère n'était pas quelqu'un de facile mais nous nous entendions bien, nous avions nos dîners quasi hebdomadaires, nos petites habitudes. Quand tout cela est parti en éclats, par force il a bien fallu que je m'incline mais cela ne s'est pas fait en un jour.
Notre vie est jalonnée de deuils, nous sommes tous confrontés à l'acceptation de nos pertes, celle de l'enfance, celle d'un bonheur, d'un être, d'un amour etc. Un deuil est une affaire complexe et intime qu'il vaut mieux ne pas manquer sous peine de s'en trouver entravé durablement. Je peux dire personnellement que je suis assez nul en deuil. Par exemple, si j'avais fait fac de deuil, vous pouvez être certains que je n'en serais jamais sorti diplômé, ou bien que je m'en serais tout juste acquitté avec une mention passable. Je n'ose même pas y penser ! Mes deuils sont un peu de guingois, un peu mal finis, un rien encombrants. Quand je les fais sortir par la porte, ils ont tendance à rentrer par la fenêtre.
Le temps passant, l'expérience aide heureusement à fourbir quelques armes pour affronter les coups durs. Je peux faire par exemple la meilleure tarte pommes-poires au chocolat blanc qui puisse exister. Aux derniers championnats de l'univers de la tarte pommes-poires au chocolat blanc, j'ai raflé la médaille d'or. Ne songez même pas à rivaliser avec moi ! Ma tarte a cependant un inconvénient majeur, elle ne se laisse pas photographier, elle n'en a pas le temps. Son empressement à être mangée est incroyable et sa disparition est foudroyante. Toujours est-il que la tartothérapie chocolatesque, en cas de bourrasque, est une méthode efficace pour prendre soin de soi et se dire qu'on va tenir bon.
Le seul hic: la dernière bouchée avalée, il faut faire son deuil de la tarte.
par Philippe
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Humour-humeur
Mon chat a été euthanasié à 6 heures ce matin. J'étais si content de vous dire hier qu'il allait enfin mieux,
je n'imaginais pas qu'il ferait un nouvel oedème pulmonaire cette nuit. A 4 h il crachait de l'eau, étouffait, il a fallu faire vite et repartir une fois de plus aux urgences. Les suites de
l'uréstrostomie ne s'étaient pas trop mal passées à part une infection vite contenue, les calculs à la vessie pouvaient être dissouts et évacués grâce à un régime alimentaire, ce sont les
problèmes cardiaques qui auront finalement eu le dessus. On aurait pu continuer à lutter contre les oedèmes (injections de diurétiques etc.) au prix d'un acharnement thérapeutique, pour quel
gain, quelle vie pour lui ?
J'aimais terriblement mon chat, ce matin j'ai mal, je me sens vide et abattu. Je ne lui rapporterai finalement plus la baballe, il ne me réveillera plus en pleine nuit pour exiger caresses et câlins, il ne viendra plus m'enquiquiner sur mon bureau quand j'écris, il ne déposera plus ses poils blancs sur mes pulls ni dans le linge propre, il ne ronronnera plus la tête blottie dans mon cou, je ne croiserai plus son regard bourru, c'est fini. Il va juste falloir vider et laver sa litière, nettoyer ses soucoupes, tout ranger, et digérer ma peine.
J'aimais terriblement mon chat, ce matin j'ai mal, je me sens vide et abattu. Je ne lui rapporterai finalement plus la baballe, il ne me réveillera plus en pleine nuit pour exiger caresses et câlins, il ne viendra plus m'enquiquiner sur mon bureau quand j'écris, il ne déposera plus ses poils blancs sur mes pulls ni dans le linge propre, il ne ronronnera plus la tête blottie dans mon cou, je ne croiserai plus son regard bourru, c'est fini. Il va juste falloir vider et laver sa litière, nettoyer ses soucoupes, tout ranger, et digérer ma peine.
par Philippe

Des problèmes importants et à répétiton, une cinquième visite aux urgences vétérinaires en fin de semaine
dernière, du stress, mais un chat toujours en vie, un chat à qui l'on a offert une nouvelle chance grâce à une piqûre d'antalgiques et à une prescription de Valium (qui fait antalgique chez les
chats). C'est que gros minou devait souffrir d'une douloureuse irritation de la vessie due à ses calculs. D'où son apathie et une brutale et totale perte d'appétit. Bref, le Valium a produit un
effet miraculeux : le chat mange de nouveau très bien, reprend du poids, avale ses médicaments pour le coeur et ingurgite sans problème son alimentation spéciale pour les calculs. Et puis
surtout, il recommence à me faire jouer ! Je peux m'amuser tout seul à la baballe, à quatre pattes, mais c'est évidemment beaucoup plus gratifiant pour moi lorsqu'il me la lance et que je la lui
rapporte fièrement.
Donc tout va bien, pour moi je veux dire, je refais de l'exercice avec le plaisir de constater que je n'ai rien perdu de ma dextérité habituelle et lorsque je reviens vers lui avec la baballe, tout frétillant, je relis enfin de la satisfaction dans son regard chaternel.
Donc tout va bien, pour moi je veux dire, je refais de l'exercice avec le plaisir de constater que je n'ai rien perdu de ma dextérité habituelle et lorsque je reviens vers lui avec la baballe, tout frétillant, je relis enfin de la satisfaction dans son regard chaternel.
par Philippe
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Humour-humeur
Le principe : retenir du mois écoulé quelques images, les
principaux moments liés à mon blog...

principaux moments liés à mon blog...

par Philippe
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Carnet d'inspiration


Me revoici après une escapade mancelle de quelques jours. J'ai profité lundi matin qu'un grand soleil se soit
substitué à la pluie pour sillonner les étroites ruelles pavées du Vieux Mans (rebaptisé Cité Plantagenêt en 2003). Ce riche patrimoine historique n'a pas cessé d'être embelli et mis en valeur au
fil des ans. Aux côtés des hôtels de la Renaissance et du XVIIème, les maisons à pans de bois des XIV et XVème siècles ont notamment retrouvé leurs éclatantes couleurs
médiévales.


Sa batterie déchargée, mon brave appareil photo a eu la délicate attention de ne s'éteindre qu'au moment de
mon départ. Il est gentil, je l'aime bien mon appareil photo. Les nuages ont également attendu ce moment précis pour assombrir le ciel. Je dirais bien qu'eux aussi sont gentils, qu'eux aussi je
les aime bien, mais j'ai peur d'être un peu répétitif. Et quand j'ai peur, je claque des dents et ça fait du bruit. Je préfère éviter.

par Philippe
publié dans :
Ambiances
Quels ressorts sont-ils utilisés pour nous séduire, nous envoûter ? Comment nous laissons-nous manipuler ?
Comment notre esprit critique est-il parfois, voire souvent, insidieusement endormi ? Les ficelles utilisées pour nous charmer sont plurielles, et c'est précisément à les débusquer que s'emploie
le psychanalyste Gérard Miller dans l'amusante conférence qu'il donne en ce moment au Théâtre de Paris.
En plusieurs points, émaillés d'exemples et d'échanges interactifs avec le public, Gérard Miller nous entraîne sur les traces des pratiques d'influence, les replaçant dans une perspective historique pour en démonter les mécanismes. Afin de mieux nous subordonner, nombreux sont les discours qui viennent caresser nos peurs, s'engouffrer dans nos ignorances, flatter notre ego, faire vibrer nos émotions et jouer de nos empathies. La parole politique, la parole prosélyte au sens large, fournissent d'excellents exemples de ces techniques. Mais la manipulation implique en premier lieu que celui dont elle émane s'impose en tant que "sujet supposé savoir" et surtout soit placé en tant que tel par autrui. A la position du "sujet supposé savoir" répond ainsi celle du "sujet croyant" qui signerait au premier en quelque sorte un chèque en blanc.
Loin de stigmatiser uniquement telle ou telle pratique, médiatique ou politique, Gérard Miller pointe avec malice les manipulations auxquelles nous-mêmes nous nous adonnons au quotidien. De la séduction amoureuse à l'éducation des enfants, nous n'échappons pas en effet à l'usage de procédés enjôleurs, plus ou moins inconscients, pour arriver à nos fins. C'est là également l'habileté du propos que de faire de nous, en somme, des arroseurs arrosés.
Manipulation mode d'emploi est une occasion plaisante de s'amuser un peu de soi mais surtout une invitation à appréhender avec une plus grande attention les messages que nous recevons, à n'abdiquer ni la raison, ni l'esprit critique, ni notre capacité à dire non.
En plusieurs points, émaillés d'exemples et d'échanges interactifs avec le public, Gérard Miller nous entraîne sur les traces des pratiques d'influence, les replaçant dans une perspective historique pour en démonter les mécanismes. Afin de mieux nous subordonner, nombreux sont les discours qui viennent caresser nos peurs, s'engouffrer dans nos ignorances, flatter notre ego, faire vibrer nos émotions et jouer de nos empathies. La parole politique, la parole prosélyte au sens large, fournissent d'excellents exemples de ces techniques. Mais la manipulation implique en premier lieu que celui dont elle émane s'impose en tant que "sujet supposé savoir" et surtout soit placé en tant que tel par autrui. A la position du "sujet supposé savoir" répond ainsi celle du "sujet croyant" qui signerait au premier en quelque sorte un chèque en blanc.
Loin de stigmatiser uniquement telle ou telle pratique, médiatique ou politique, Gérard Miller pointe avec malice les manipulations auxquelles nous-mêmes nous nous adonnons au quotidien. De la séduction amoureuse à l'éducation des enfants, nous n'échappons pas en effet à l'usage de procédés enjôleurs, plus ou moins inconscients, pour arriver à nos fins. C'est là également l'habileté du propos que de faire de nous, en somme, des arroseurs arrosés.
Manipulation mode d'emploi est une occasion plaisante de s'amuser un peu de soi mais surtout une invitation à appréhender avec une plus grande attention les messages que nous recevons, à n'abdiquer ni la raison, ni l'esprit critique, ni notre capacité à dire non.
Vue vendredi soir, moultement appréciée et diantrement conseillée.
* * * * *
Manipulation mode d'emploi
Une pièce de et avec Gérard Miller
Au Théâtre de Paris
15 rue Blanche - 75009 Paris
Du mardi au samedi à 19 h
Dimanche à 17 h
Une pièce de et avec Gérard Miller
Au Théâtre de Paris
15 rue Blanche - 75009 Paris
Du mardi au samedi à 19 h
Dimanche à 17 h
par Philippe
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Bonnes adresses


Un anthropologue en déroute